Révoltée.
Mourant de solitude et regrettant l'hier,
L'amour en vain se cogne aux vitres de la chambre,
La grisaille et la pluie ont fané les fleurs d'ambre
Qui s'ouvraient en juillet... Lors, il s'en vient l'enfer.
En son coeur, il n'est plus que larmes et chaos,
La jeunesse s'estompe où s'effritent les rêves,
Dans l'abîme à fond noir, où ne s'ouvrent que brèves
Lueurs d'illusion... Fini de tout repos !
Le champagne enivrant de ce trop grand bonheur
Au souvenir s'évente : une source tarie,
Que ce jaillissement qui moirait toute vie...
Muet, l'appel au soir ; rien que vide et la peur.
Songe t'il aux beaux jours, lui qu'elle aime à jamais ?
Ses mains ont refermé la porte d'espérance,
Sur le jardin d'amour qui se meurt de l'absence...
Pour son âme, il n'est plus d'ivresse aux nuits de mai.