Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 13:02

Révoltée.

 

Mourant de solitude et regrettant l'hier,

L'amour en vain se cogne aux vitres de la chambre,

La grisaille et la pluie ont fané les fleurs d'ambre

Qui s'ouvraient en juillet... Lors, il s'en vient l'enfer.

 

En son coeur, il n'est plus que larmes et chaos,

La jeunesse s'estompe où s'effritent les rêves,

Dans l'abîme à fond noir, où ne s'ouvrent que brèves

Lueurs d'illusion... Fini de tout repos !

 

Le champagne enivrant de ce trop grand bonheur

Au souvenir s'évente : une source tarie,

Que ce jaillissement qui moirait toute vie...

Muet, l'appel au soir ; rien que vide et la peur.

 

Songe t'il aux beaux jours, lui qu'elle aime à jamais ?

Ses mains ont refermé la porte d'espérance,

Sur le jardin d'amour qui se meurt de l'absence...

Pour son âme, il n'est plus d'ivresse aux nuits de mai.

Par marie-mutine
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 17:49

Promesse.

 

Toute fragilité...

Mais, par sa volonté,

Elle sera sa force...

Il n'y a pas divorce,

Car l'amour sublimé

Est tout à l'être aimé.

 

Mais lui, le réconfort,

Le guide, et sait le port

Où déposer les armes,

Loin de toutes alarmes,

Et, quel que soit le sort,

Un élan, sans remords...

 

Depuis longtemps déjà

Se tissait la saga,

Sans ombre de promesse...

La dernière tendresse,

En péan de gala,

Entonne «  Alleluia « !

 

Paix du coeur ? Elle y nait,

Aux tracas le soustrait !

De son amour, la proie,

Elle veut être joie,

En bien tendre relais,

Après les jours mauvais...

Par marie-mutine
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 17:14

Jusqu'au soir.

 

Jusqu'au soir résignée aux cieux tout assombris,

Elle avait, en l'été, puisé fraicheur première...

Après l'hier si bref, son âme est bien trop fière

Pour implorer encore le moindre compromis.

 

Ce renouveau de mai, le monde l'interdit,

Mais il se rit des lois, l'amour, en son mystère,

Il vous tend cette coupe où l'on se désaltère,

Il s'y glisse un poison, tuant le coeur proscrit.

 

De lui se tait la voix, tout au bout de la nuit ;

Le chemin de l'été s'emboue en fondrières...

Tous échos se sont tus ; bien vaines, les prières

Pour retrouver le ciel qui jadis se promit !

Par marie-mutine
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 12:51

« Sic transit amor mundi ...« 

 

Il n'était éternel, ce destin loin du gris !

L'amour a ranimé, fulguré, la lumière.

Hélas ! Empoisonnée, une étreinte dernière...

Ce fut bref..... Leurs espoirs, désirs, anéantis !

 

Le tunnel débouchait sur un vert paradis...

Mais la bise a soufflé sur le tendre parterre,

Elle a couché les fleurs sur le noir de la terre,

Eteint tout le soleil en de sombres lavis.

 

Les déserts de la mort étaient tout refleuris,

Après tant de longs mois de solitude amère...

Furtivement, la nuit poignarde la chimère,

Et le vent fait son oeuvre, arrachant les taillis.

Par marie-mutine
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 09:43

Jardin.

 

Leur jardin très secret ?

Un parc aux doux ombrages

Où vibrent les ramages

Dans l'or-vert de juillet.

Un Corot si léger,

Où dansent les sylphides,

Sur les notes fluides

D'un pipeau bocager...

 

On y trouve gavés,

Sur l'écorce d'un hêtre

Planté par quelque ancêtre,

Deux prénoms enlacés.

 

Sur les étangs ombreux,

L'élégance des cygnes...

Pour eux, quel décor, digne

D'un destin lumineux !

 

Sous les rayons dorés,

Posent des fleurs exquises

Que caressent les brises,

Chers pétales pourprés !

 

Ne connaissent l'hiver,

Quand l'amour les escorte ;

Il n'est méchante porte

Ni demain ni d'hier...

 

Un haut «  Carpe Diem « 

S »inscrit aux nobles grilles,

Et les douces charmilles

Sont leur Jérusalem !

Par marie-mutine
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 13:11

Pourquoi ?

 

Sa bouche a t-elle dit «  je t'aime « ,

Peut on rêver ces moments là ?

Son coeur lointain n'est plus le même

Qu'au vert décor du joli bois.

 

En ses bras forts l'a t-il pressée  ?

Dans l'étreinte d'un fol amour ?

Etait-ce une âme submergée,

Se libérant du poids des jours ?

 

Existait-il au chaud de l'heure,

Dans son regard, ce tendre aveu ?

Dame, elle y crut... A présent pleure,

La révoltant pareil adieu.

 

A-T-il pensé que la fortune

Que dispensait l'or des baisers

Pût, aux jours gris, comme une dune,

Finir sable au gré de l'été ?

 

Ces questions, le vent les pose,

Aux soirs d'un automne trop froid ;

Seule à jamais, vase sans rose...

Le seuil d'hiver n'est que «  pourquoi ? « 

 

 

Par marie-mutine
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:58

Comment.

 

Comment, au long des mois, ne pas avoir compris

La flamme de ses yeux, lorsqu'ils étaient surpris

Pleins de tendre chaleur ? Mais pouvait-elle y croire

Quand rien ne l'atteignait, seule en sa tour d'ivoire ?

 

Comme il chante, l'éveil de ce printemps tardif

Dont bourgeonne et s'obstine un retour offensif !

Elle se souviendra, de ce souffle qui passe,

De cette voix si chaude à son âme bien lasse !

 

Et chez lui, quel respect, dans cet appel d'émois,

Pour garder si longtemps de ce secret le poids !

Elle s'ouvre au regain d'ineffable tendresse...

De cet aveu tardif, le bonheur fou se dresse !

Par marie-mutine
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 19:06

Coup de fil.

 

O Dieu ! Quelle douceur, et quelle force aussi,

Ces mots de passion qu'il répète en la nuit !

Elle en tremble d'émoi, brasier neuf à son âme,

Eprouvant ce mystère : en elle une autre femme.

Apprendre ainsi qu'il l'aime, et qu'il l'aime toujours !

Fuse l'ardeur des mots qui font chanter le jour...

Peut-il l'imaginer, ce soir, au bord des larmes,

Sans voeu de s'opposer à cet état de charmes.

Par marie-mutine
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 17:15

Sa voix disait.

 

Sa voix disait douceur,

Unique, amour, tendresse,

Au bois plein de langueur...

Et l'absence te blesse.

 

Que ses bras étaient chauds

Quand le chant, le mot tendre,

Offraient de doux appeaux...

Et qu'il est vain d'attendre !

 

Attendre quoi, mon Dieu,

Quand l'espoir, inutile,

Vit encore cet adieu...

Et meurt ce coeur fragile !

Par marie-mutine
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:59

La fin d'un bonheur ?

 

Sans le clamer, pourtant,

Tu rayonnais d'amour,

En cet oubli du temps...

Et s'éteignit le jour.

 

Un éclat de bonheur

T'irradiait, sans trêve ;

Il était ton seigneur...

Et vint la fin du rêve.

Par marie-mutine
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