Mardi 27 mai 2008

Tu es…

 

Tu es dans le nuage,

Tu es dans la pluie,

Tu es dans le ciel bleu,

Le ciel de ton midi…

Tu es ma source vive,

Tu es le feu, la glace,

Tu es douceur de miel…

Tu es la pluie qui tombe,

Tu es le bruit du vent,

Tu es feuille de vigne,

Tu es mon arc-en-ciel…

Tu es dans les sourires,

Tu es dans les flocons,

Tu es comme l’oiseau,

Tu es toute ma joie

Tu es mon seul amour,

Tu es chaque brin d’herbe,

Tu es entier dans mon cœur,

Tu es dans mon poème,

Tu me donnes le bonheur.

Je peux  dire en cheyenne,

Même le dire en lapon,

Mais je te dis : je t’aime,

Prends cet amour profond.

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

Si tu veux

 

Je serai si tu veux

La fleur que tu respires

Ou l'herbe que tu foules;

L'aigle qui fond soudain

Sur l'oisillon blessé

Ou le dogue fidèle

Qui se couche à tes pieds;

L'oeil ardent du soleil

Ou le baiser du gel

L'élément qui foudroie

Ou la force qui vainc.

Au gré de ton caprice

Je serai tour à tour

Ton glorieux vainqueur

Ou la triste victime,

Le péché ou la grâce,

Ton démon ou ton dieu,

Don Juan repenti

Ou saint Jean crucifié,

L'amoureux plein de haine

Ou l'amant fou d'amour,

Ton maître ou ton esclave,

Ta lumière ou ta nuit,

Celui que tu comblas

Ou celui que tu fuis.

Je serai, s'il le faut,

L'humain omniprésent

Qui peuple tes silences

Et qui, sans te parler,

Se fait toujours entendre.

Je serai si tu veux

Celle que tu voudras.

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

Si tu veux

 

Je serai si tu veux

La fleur que tu respires

Ou l'herbe que tu foules;

L'aigle qui fond soudain

Sur l'oisillon blessé

Ou le dogue fidèle

Qui se couche à tes pieds;

L'oeil ardent du soleil

Ou le baiser du gel

L'élément qui foudroie

Ou la force qui vainc.

Au gré de ton caprice

Je serai tour à tour

Ton glorieux vainqueur

Ou la triste victime,

Le péché ou la grâce,

Ton démon ou ton dieu,

Don Juan repenti

Ou saint Jean crucifié,

L'amoureux plein de haine

Ou l'amant fou d'amour,

Ton maître ou ton esclave,

Ta lumière ou ta nuit,

Celui que tu comblas

Ou celui que tu fuis.

Je serai, s'il le faut,

L'humain omniprésent

Qui peuple tes silences

Et qui, sans te parler,

Se fait toujours entendre.

Je serai si tu veux

Celle que tu voudras.

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

Reflets

 

Oui, je suis insensée

Et ne sais trop pourquoi

Me suis mise à l'aimer,

A ce point l'encenser.

Je joue à qui perd gagne,

Je mise tout sur lui.

Je risque mon destin.

Je me loue toute entière,

Librement,sans détour;

Me noie dans l'eau cuivrée

D'un aussi grand amour

Et je le bois des yeux

Dans le miroir poli

Dédoublant sa beauté.

Je me retrouve enfin

A ses pieds étendue

Telle l'amante cramponnée

A son espoir vaincu.

 

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

 

Quand renaîtra le jour

 

Je t'aime avec les mots

Les plus beaux de la langue,

La langue de l'amour,

Et l'amour de mon coeur,

Tout le coeur de mon âme

Et l'âme de mes yeux,

Les yeux de mon esprit

Et l'esprit de mes mains,

Les mains de mes dix doigts.

Je cacherai la droite

Et trois doigts de la gauche,

Il m'en restera deux

Pour te faire la cour,

Deux simples doigts de cour

Avec un doigt de vin,

Une larme de joie,

Une goutte d'ivresse.

Nous serons dès lors,

Coeur à coeur,

Corps à corps,

A tenter d'être heureux;

Rien de plus que nous deux

Toute une longue nuit

A rouler sans retour

Dans l'océan d'oubli

D'un éternel amour;

Rien de plus que nous deux

A tenter d'être heureux...

Hélas! trois fois hélas...

Hélas!la nuit s'efface

Et l'aube aura meurtri

Ce qui nous attendrit.

Quand renaîtra le jour,

J'aurai tout renié

Et toi, tout oublié.

Restera notre amour

Seul et désespéré

Et deux tristes parjures

Prêts à recommencer

Si

Qui sait! d’aventure

Revenait quelque jour

Un autre grand amour.

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

Prends le temps d'aimer,

C'est le secret de l'éternelle jeunesse!

Prends le temps de rire,

C'est la musique de l'âme!

Prends le temps de pleurer,

C'est le signe d'un grand coeur!

Prends le temps de lire,

C'est la source du savoir!

Prends le temps d'écouter,

C'est la force de l'intelligence!

Prends le temps de penser,

C'est la clef de la réussite!

Prends le temps de jouer,

C'est la fraicheur de l'enfance!

Prends le temps de rêver,

C'est un souffle de bonheur!

Prends le temps de vivre,

Car le temps passe vite.

 

Et ne revient jamais!

 

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

Pourquoi ?

 

Je recherchais leur amitié;

Je leur tendais la main

Sans arrière-pensée,

Une franche main nue,

Une main désarmée,

Et ils me l'ont tordue.

J'aspirais au bonheur;

Je briguais une place

Dans un coin de leur coeur;

Je leur ouvrais le mien.

Ils ont  brisé ce coeur

Et j'ai fermé le mien.

Ils ont défiguré mon geste,

Se sont joué de ma détresse

Et se sont ri de mon effroi,

Dieu sait pourquoi!

Oui!je me demande pourquoi toujours

Il y aura de la tendresse sans emploi,

Des pauvres coeurs sans amour

Et des âmes sans joie?

Pourquoi d'inlassables méchants

Rendront le mal pour le bien

Et pourquoi tant de braves gens

Les combattront en vain?

Pourquoi toujours les loups mangeront les brebis,

Les malins abuseront les pauvres d'esprit,

Les forts tourmenteront les faibles

Et pourquoi des Ponce Pilate indifférents

Condamneront toujours des Jésus innocents?

 

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

Pour toi

 

Pour toi, jeune désenchantée,

Pour vaincre ton tourment secret

Et chasser ton mortel ennui;

Pour toi, jeune désabusée,

Quand le jour s'éteindra

Et que viendra la nuit,

J'irai fendre les flots

Au mouvant océan

Et sans crainte saisir

A la crête enflammée

Des vagues du couchant

L'infini des ruissellements.

Pour te revoir sourire

Et s'étonner tes yeux

J'irai braver sans peur

Le courroux de Neptune,

Capter à la cime des lames

Les reflets changeants de la lune

Et me risquer tout seul

Dans les eaux somptueuses

Des phosphorescences nocturnes.

Pour toi, dont l'humeur indocile

Varie comme la girouette,

Pour toi j'irai sonder

Tel le plongeur kabyle,

Le coeur inconnu des abîmes,

Glaner dans les champs sous-marins

La variété profuse

Des mille coquillages,

Et piller les trésors

Des antiques épaves.

Pour toi dont les beaux yeux lassés

Promèneront toujours sur les choses aimées

Leur morne indifférence,

Je descendrai choisir

Dans les grands fonds mystérieux

De la mer sourcilleuse,

Parmi toutes les perles

La perle merveilleuse.

Scaphandrier de ton caprice,

Infatigable prospecteur

Des souterrains abysses,

J'irai, si tu le veux,

J'irai cueillir pour toi

Dans les glauques tréfonds

De la mer inviolée

La fleur inaccessible

De ton rêve étoilé.

Mais ce seront peut être

A tes yeux implacables

Prouesses dérisoires

Et efforts superflus.

Car qui dira si j'ai vaincu

Ton dur et froid dédain

Et transformé ton coeur

En un coeur plus humain.

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

On m’avait dit

 

Que le soleil ardent

Etait un louis d'or

Négligemment jeté

Par une fée frivole

Dans l'azur de l'été;

Que les petits enfants

Sont des anges sans ailes;

Que les boutons de rose

Sont des paupières closes

Qui s'ouvrent à l'aurore

Et que Félicité

Est le plus beau prénom;

Qu'aimer ne veut rien dire

Et souffrir en dit trop;

Qu'il suffirait d'un jour

Pour parcourir l'Eternité.

On me l'a baillée belle,

Bien trop souvent menti

Et jamais détrompé.

Le songe est un mensonge

Qui m'a désespéré

Et c'est pourquoi je meurs

Sans avoir rien été.

 

Par marie-mutine
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Mardi 27 mai 2008

O jeune fille

 

...quand tes sens s'éveillent aux ardeurs de l'été

Une profusion de démons adorables

S'élancent à l'assaut de ton corps parfumé,

Le prennent sous le feu de leurs traits délectables.

 

Tu feins de résister, mollement te débats

Pour mourir de plaisir de l'étreinte fiévreuse

De l'implacable amant qui t'a prise à pleins bras,

Forcée d'être par lui une femelle heureuse.

 

Toi qui l'instant d'avant, toutes griffes dehors,

Résistait au garçon qui se voulait ton maître

Te voici tout à coup harcelée du remords

De n'avoir consenti à plus tôt te soumettre.

 

Tu n'es plus qu'un félin aux pattes de velours

Qui quémande des yeux d'insidieuses ivresses

Et s'attend à dieu sait ! quelles neuves caresses

De celui qui t'apprit l'a, b, c, de l'amour.

 

Tu attendras en vain jeune fille peu sage.

Tous les casanovas sont des amants volages

Qui, satisfaits, disparaissent de grand matin

A la manière furtive des assassins.

 

Par marie-mutine
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