Mardi 27 mai 2008

Je vous donne.

Je vous donne mes yeux avec leurs paysages,
Ils ont enclos le ciel des jours où j’ai chanté,
Malgré le gris mouillé des jours où j’ai pleuré.
Je vous donne tous leurs voyages.
Au large, ils ont bercé vos voiliers d’espérance
Et les nids de l’avril où nicher vos printemps.
Ils ont pris du passé, la douceur de l’antan,
Pour y refléter votre enfance.
Ils ont des vols d’oiseaux pour fleurir en vos branches.
Pour mettre en vos chemins, ils ont des horizons.
Ils sont à ciel ouvert sur toutes vos saisons.
Ils ont en eux, tous vos dimanches.
Je vous donne mes mains.Elles vous sont patènes
Elles vous seront coupes pleines.
Je vous donne mon cœur,pour qu’en vous, il déferle,
Avec sa source pure au creux de chaque don.
Prenez-en l’arc –en-ciel sous l’arche des pardons,
Pour que chaque heure vous soit perle.

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

Je t’aime je t’adore

 

Je t'aime

Je t'adore

Te quiero

Ti amo...

On le dit dans toutes les langues

Ce verbe de cinq lettres!

On le galvaude aussi!

On le lance à tout vent!

Mais que fait-on pour lui?

Quel petit sacrifice?

Quelques heures de sommeil?

Un bisou en passant,

Parce qu'on n'a pas le temps?

Et pour aller plus vite,

On met de petits dessins

Qu'il suffit de cliquer!

On ne perd pas de temps,

Pas de mots à chercher!

Et de l'autre côté,

Elle est là,

Elle guette

Le moindre petit signe,

Le moindre petit mot.

Elle est interpellée!

Elle ne sait plus du tout

Si elle est sur la terre

Ou dans un monde fou!

Mais elle veut y croire,

Elle attend, elle regarde,

Elle guette son clavier,

Plastique dérisoire.

Vous lui aurez donné

Des rêves plein la tête!

Mais elle a peur de tout!

Elle a besoin qu'on l'aime!

Elle cherchait des amis,

Des amis qui comme elle

Aimaient la tolérance

La douceur, et les bois.

Un rien la fait pleurer,

Et un rien l’encourage.

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

Je t’aime

 

Je t'aime.

Non, pas un autre, toi.

Tu as beau changer de visage,

Tenter de déguiser ta voix,

Essayer mille et mille fois

De n'être plus toi-même,

Moi qui te porte dans mon coeur

Comme un vivant emblème,

Je te retrouve malgré toi

Au détour de mon propre émoi.

Oui, même quand tu n'es pas là,

Pour te revoir auprès de moi,

J'invente force stratagèmes,

Cent mille façons d'être à toi

Et je m'en fais tout un poème.

Ces petits vocables berceurs

Qui sourdent sans fin de mon coeur,

Ces mots qui fleurissent d'amour

Les lèvres de beaux troubadours

En dépit des malentendus

De celui qui ne répond plus

A l'appel de son propre nom,

Cet impérissable " je t'aime",

Dit et redit sur tous les tons.

Ces trois prestigieux vocables,

Ces simples mots redits cent fois

Par tant de lèvres adorables,

Par tant de bouches avant moi,

Ce doux sésame du poème

Je te le murmure tout bas

En te serrant dans mes deux bras:

Je t'aime!

 

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

tipi.jpg


Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: "Oui !" au disque argenté de la lune.

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

Oriah Mountain Dreamer (Chaman amérindienne)

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

Entre dans mon poème…

 

Viens, entre dans mon poème…

Il est là, tout prêt, il t’attend.

Viens, entre dans le prologue,

Lis-le, découvre-le, prends ton temps.

Et puis, tourne les pages,

Et va de strophe en strophe.

Ecoute les soupirs, et plonge.

Viens, entre dans mon poème…

Ecoute la musique des mots,

Bois l’encre d’amour qui s’écoule,

Prends toute la douceur,

Elle n’est que pour toi.

Viens, entre dans mon poème,

Et verses-y ta sève , et ton cœur.

Repose-toi, cajole, câline,

Lis-le jusqu’à la fin,

Puis reviens au début ;

Et lorsqu’enfin éclatera

La chaleur d’une symphonie,

Je serai toi, tu seras moi…

Viens, entre dans mon poème…

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

Autant qu’au premier jour

 

Les brises de l'amour

Vous berçaient doucement;

La lune souriait

 

Dans ses voiles d'argent

Et la nuit descendait

Sur vous, tendres amants.

Et toi, tu lui disais

Comme on dit à vingt ans:

" je t'aime mon amour ".

Et lui te repartait:

"Autant qu'au premier jour".

Une fée bienveillante

De sa baguette d'or

Prolongeait leurs amours;

La nuit déjà chassait le jour

Et tu l'aimais encor

Et il t'aimait toujours.

 

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 mai 2008

Alleluia

 

Mon tout petit d'avril,

Minuscule bourgeon,

Du gardes chaude encor, l'empreinte de moi-même.

O mon petit qui vient de naître

dans un envol d'alléluias.

Au creux de tes menottes

Je cueille mon printemps.

Les anges, pour te plaire,

Ont accroché l'avril en bouquets de pommiers.

Ils ont préparé mai sur les roses trémières.

O mon tout petit bout de rêve,

Je m'en vais avec toi dans une aube nouvelle.

Je serre contre moi ton corps né du matin,

Doux comme l'oisillon se cachant sous l'oiselle.

Bourgeon qui vient d'éclore en la fleur pour ma joie.

Mon tout petit à moi

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 mai 2008

Ils ont le paradis qui fleurit en pervenches

à l'iris de leurs yeux.

Des réveils, des babils, des gazouillis en branches

où se penchent les dieux.

Ils possèdent Noël en givre de bouleau.

Et le tic-tac de l'heure en gouttes pour l'oiseau.

Dans leurs menottes closes, ils retiennent encor

son aile en oisillon.

Ils ouvrent la clairière à l'avril de leurs rires

en vol de papillons.

Sertissent du muguet dans leur premier sourire.

Cueillent les fées en chansons.

Ils ont un ange au bord des yeux,

souvenir de leur paradis.

Un angelot mignon comme eux.

Et dans leur nid tiède, blotti.

 

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 mai 2008

Etoiles

 

Je roule parmi les étoiles

A quatre bandes.

Parfois, un soleil en chevelure

Vient

Et s'épanche

Sur ma nuit

Puis, il disparait.

Etoiles bleues

A qui

Je m'abandonne

Rouge

Azur

Et sang mêlés

Pour le soleil

Mon coeur.

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 mai 2008

Et la font basculer

Dans son puits de ténèbres.

Les fleurs épanouies

Humblement se prosternent

Et l'herbe reverdit

Et les rameaux fleurissent

Et les buissons s'égaient

De mille chants d'oiseaux.

Souveraine tu vas

Irrésistiblement;

Tes pieds miraculeux

Réveillent la nature

Et laissent derrière eux

Un sillage enchanté.

Armée de ta faiblesse

Et de ta grâce insigne

Tu opposes à l'astre

Ton unique splendeur

Et l'astre subjugué

T'embrase toute  entière.

 

Par marie-mutine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus