Samedi 24 mai 2008

Elle

 

Elle est le ruisselet,

tu es le roc.

le fluide qui la transperce

et qui la multiplie.

Vous êtes la cascade et la rive.

 

sangs mêlés que vous défendez,

déserts brûlés que vous irriguez

 

Elle, la rivière,

toi, le rocher...

Vous, le temps dans sa réalité.

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

Comme on offre un cadeau,
Comme on offre son coeur,
Je te me donne...

Comme un vent de printemps,
Comme on offre une fleur,
Je me te donne...

Mes cheveux emmêlés,
Mes rires et mes larmes,
Je me te donne...

Avec tous mes défauts,
Et avec ma tendresse,
Je te me donne...

Et je prends tes cheveux,
Je plonge dans tes yeux,
Je te me donne...

Et tout cet amour là,
Infiniment à toi,
Je me te donne...

N'oublie surtout jamais,
Qu'à chaque instant de joie,
Je te me donne,
Je me te donne...

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

Bel aiguillon profane

 

Bel aiguillon profane,

O déesse de flamme,

Ta beauté sculpturale

Trop savamment voilée

De dessous transparents

Crie ta perversité,

Car ainsi revêtue

D'odorantes parures

Tu nous parait plus nue.

Les plus ombreux des fards

Avivent ton regard

Et tes jambes gainées

De la plus fine soie

Jusqu'à l'intersection

Troublante du compas,

Ta démarche féline

De sirène câline

Font naître dans nos coeurs

Une trouble ferveur.

Tes lèvres purpurines

Et ton éclat de rire,

Ruissellement de perles,

Nous font déjà souffrir

D'un mal irrépressible

Que ta froideur aggrave

Au-delà du possible.

L'alchimie des parfums

Prolonge ton sillage

Où, de plein gré, se perdent

Les mâles de tous âges.

Tu traînes après toi,

O déesse de flamme,

Les coeurs les moins sensibles

Et soudain les enflamme

En parfaite conscience,

Démone au sein trop dur,

Tu pousses à la débauche

Tes amants les plus purs

Et les condamne ainsi

A l'enfer sans sursis.

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

Autant qu’au premier jour

 

Les brises de l'amour

Vous berçaient doucement;

La lune souriait

 

Dans ses voiles d'argent

Et la nuit descendait

Sur vous, tendres amants.

Et toi, tu lui disais

Comme on dit à vingt ans:

" je t'aime mon amour ".

Et lui te repartait:

"Autant qu'au premier jour".

Une fée bienveillante

De sa baguette d'or

Prolongeait leurs amours;

La nuit déjà chassait le jour

Et tu l'aimais encor

Et il t'aimait toujours.

 

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

bateau des confiances

A tant chercher reconnaissance
Je ne me suis plus reconnu
J’attendais que de hautes instances
Me consacrent quand j’étais nu
J’ai fait la rude expérience
D’oublier de croire en moi
Si je regarde les distances
Le beau temps est devant moi
J’ai pris le bateau des confiances
Je me suis mis du baume au coeur
Et je vogue dans la laitance du bonheur
Pourtant
Comment être heureux en ce monde
Quand tout s’effrite aux 4 vents
Le pôle lui-même vagabonde
Le nord n’est plus le nord d’antan
Les continents sont en dérive
Nous sommes assis sur des volcans
Les Paracatoas ivres
Jettent leur lave aux 4 vents
Les bateaux sont sans capitaine
Ou bien le capitaine est sourd
Autiste en sa tour d’ivoire
Il jette bombes et mort autour
On vaccine la belle enfance
On détourne les bébés
A peine sortis du ventre de leur mère
Sous prétexte d’hépatite B
A 10 ans on fait prendre aux filles
La pilule dure à avaler.
A 10 ans leur vie est finie
Elles sont déjà pharmacopées
Les marchands ont violé l’enfance
Et personne n’a rien remarqué.

Julos

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

 

A toi tout entier.

Je couvre de baisers tes cheveux

Et tu me dévores de tes yeux.

Ma bouche se donne à tes lèvres,

Et dans le même temps,

ton corps divin

Se rive au mien.

Moitié, moitié forment un tout,

Un irrésistible courant

De désirs partagés

Qui nous assaillent de partout.

Si nos sangs déjà se mélangent,

Nos deux âmes s'épanchent.

Nous brûlons d'une ferveur toute unanime,

Nous nous confondons de plein gré.

Nous roulons tous deux dans l'abîme

O combien inespéré

De la félicité la plus sublime.

Nous ne formons plus qu'un seul être

Qu'un seul être à deux têtes

Merveilleusement accordé,

Enraciné des quatre pieds

Dans notre amour inégalé.

 

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

 

A Julos.

 

Et l’homme était debout

Sur ses rouleaux de câble,

Les deux bras grands ouverts

Il regardait le ciel…

 

Et pendant ce temps là

Au-delà de la mer,

Un homme commandait

Et détruisait la terre…

 

Et puis tous les enfants

Qui dévoraient des pommes

S’empoisonnaient le sang

De produits qu’on ne nomme…

 

Et l’homme était debout

Sur ses rouleaux de câble,

Les deux bras grands ouverts

Il regardait le ciel.

 

Il songeait à la terre.

Et ses cheveux de neige

Brillaient dans le soleil

Qui jouait avec eux.

 

Mais les hommes sont fous

Ils ne pensent qu’argent !

Ils ne voient pas les mots

Qui dansent vers le ciel…

 

Et l’homme, là, debout

Sur ses rouleaux de câble,

Espère et croit au monde

Qui deviendra meilleur.

 

Attention à la terre

Et sauvons la planète !

Attention aux enfants

Laissons-leur donc la vie !

 

Et puis, semons des mots

A la place d’engrais,

Comme cela tous ces mots

Eviteront les maux…

 

Et notre homme était là,

Debout sur sa pagode,

Avec son beau sourire

Et avec sa bonté,

Il allait pardonner…

Il était là, debout

Sur ses rouleaux de câble,

Les deux bras grands ouverts,

En regardant le ciel…

 

 

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

 

Loin des sentiers battus.

 

Loin de l’autoroute, à l’écart,

Les campagnes virgiliennes,

Douces haltes ombriennes,

Ne voient passer touristes et cars.

 

Pointant des horizons bleutés,

Se profilent les tours en ruines

Qui dentellent sur les collines

L’orgueil des remparts crénelés.

 

Ils s’étirent sous le soleil,

Les murs rosés des hauts villages,

Qui dans les ceps gaiement s’étagent

Dans le crépuscule vermeil.

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

Beauté.

 

Loin des sites trop fréquentés,

Un jour, c’est la découverte,

Dans la fraîche église déserte,

La perle aux yeux extasiés.

 

Vous qui faites tas de fourmis,

Ne cherchant que plage banale,

Allez, loin de la terre uvale,

Ne venez pas dans ces coins ci.

 

Malgré l’école et le progrès,

Peut on comprendre que les masses

Ne songent qu’à béer en nasses,

Où l’on aperçoit nul attrait ?

 

Il faut croire qu’ils sont bien vains

L’art, la beauté vous gonflant l’âme,

Pour ce magma dont toute flamme

S’éteint au seuil des murs humains.

 

 

 

 

Par marie-mutine
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Samedi 24 mai 2008

Après…DROGUE 2.

 

Les arbres se déplacent en voltige sur nos roues.

Des anges mal élevés crachent sur nos chemins

Nous, pauvres égarés

Nous savons tous les buts

Les ultimes destinations

Mais les arbres debout sur le bord de nos matins

Nous font perdre prestige.

 

Etre beau quand il pleut

Quand il vente ou il neige

Etre si ténébreux dans le bloc des lumières

Et protéger l’enfant de la mamelle des abcès,

 

Donner vivre et terre

A la terre promise aux innocents de bois.

 

Voila de quoi réfléchir…

Par marie-mutine
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